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16 Juin15

16 Juin 1915

1e rapport du Cdt MOREL Cdt le Régt

Le 15 juin à 22h 50 le chef de btn MOREL commandant le régiment recevait communication d’un ordre d’attaque pour le lendemain.
En vertu de cet ordre le 1e btn (Btn RAUSCHER) et la C.M (Lt GRANDJEAN) devait se porter à la maison du garde (parc d’Offémont) à la disposition du colonel LORILLARD cdt la 8e Brigade
Le 2e btn (Btn STRAUSS) et le 3e btn (BAUDOIN) devaient se porter à  la porte de Soissons  (parc d’Offémont) à la disposition du général cdt la 61e D.I
Le 16 juin  à 4h après avoir reçu du matériel (grenades – sacs à terre – outils) le btn RAUSCHER quittait le parc d’Offémont par le boyau intermédiaire  et se portait au boyau transversal  à hauteur d’ESCAFAU
A 6h 15 l’attaque s’étant déclenchée on entendait un feu de mousqueterie très vif, l’artillerie ennemie canonnait nos boyaux de communication
A 6h 30 le  capitaine RAUSCHER recevait l’ordre de partir , 2 cies par le poste VANNIER et le boyau A dans la doublure de la 1e ligne française  et 2 cies par le boyau intermédiaire la tete à la 2e ligne française. Ces 2 dernières cies sont à la disposition du colonel commandant le 148e . Les deux autres sous le commandement du capitaine BAURES sont conservées comme réserve à la disposition  du colonel cdt la 8e brigade
A 7h 40 le chef de btn cdt le 45e qui s’était rendu de sa personne au poste Vannier  reçut par téléphone l’ordre suivant
Le btn RAUSCHER se rassemblera : 2 cies autour du poste VANNIER, 2 cies dans le boyau S.T au sud  de la route de TOUVENT.
A 8h 40 l’attaque ayant été arrêtée, les troupes furent reformées.
Bientôt de nouveaux ordres furent donnés en vue d’une nouvelle attaque.
A 11h 30 ordre été donné au capitaine RAUSCHER de conduire au colonel commandant le 148e  2 cies destinées à renforcer le btn BERTRAND de ce régiment. Les 2 cies  la 2e (Lt LAURENS) et la 3e (Cap MANGIN)     rejoignirent le Cdt BERTRAND après une heure environ, aux environs du point Y.
Elles reçurent l’ordre de se masser dans le boyau, sape 3 point Y, la tete au point Y et de constituer la 2e vague d’attaque en arrière des cies du 148e
A 13h le btn STRAUSS était mis à la disposition du Colonel commandant la 121e Brigade chargé de commander les troupes d’attaque.
A 13h 50 réception de l’ordre général d’attaque  fixé à 15h.
Le btn STRAUSS aura 2 cies aux CARRIERES d’ ESCAFAU  et 2 cies au boyau transversal.
A 14h 45 ordre est donné au Commandant STRAUSS de porter son bataillon dans les places d’armes du boyau de l’ŒUF , puis vers le point B. prêt à boucher le trou qui pourrait se produire entre l’attaque de la 73e brigade  (btn ST MAURICE)  et celle de la 12e (btn BERTRAND)
1 cie de ce btn  (8e cie Lt LAPIERRE)  était bientôt demandée vers le point L par le Colonel commandant le 148e qui d’ailleurs n’eut pas l’occasion de l’employer.
A 15h m’attaque se déclenche, vive fusillade  une partie des 2e et 3e cies qui ont reçu l’ordre de se déployer en arrière de la tranchée de départ éxécute cet ordre malgré une violente fusillade partant de la ligne allemande. Plusieurs hommes sont blessés (une trentaine)
La 1e vague débouche de la tranchée de départ mais ne peut gagner qu’une cinquantaine de metres en avant et les 2e et 3e cies n’ont pas à intervenir elles restent exposées à une violente canonnade qui les prend en enfilade .
A 15h 20 la fusillade ennemie cesse presque complètement et à 16h le feu d’artillerie.
Les hommes rentrent peu à peu en rampant dans les boyaux.   
Le btn STRAUSS n’a pas à intervenir
Le btn BAUDOIN est resté à ESCAFAU et CARRIERES
Les unités engagées sont ensuite reconstituées
Les pertes sont : officiers  néant,  troupes 2 tués (1e btn) 48 blessés (dont 41 du 1e btn) 2 disparus.
Après le combat les équipes de grenadiers des 1e et 4e cie  sous la conduite du Sergent GUYOT sont mises à la disposition du 148e pour tenir les boyaux conquis.   Treca (8e du 148e)

2e rapport du Capitaine RAUSCHER Cdt le 1er bataillon


Le bataillon reçut l’ordre le 15 à 22h 30 de se porter à la Maison du Garde. Là il lui fut distribué du matériel (grenades, sacs à terre, outils de parc)  qui fut réparti entre les 4 cies .
Le bataillon se rassemble dans le parc, la tète à l’entrée du boyau intermédiaire.
A 4h il reçut l’ordre de gagner de suite, par le boyau intermédiaire la transversal à hauteur d’ESCAFAUT.
A 6h 30 se trouvant au poste de commandement du colonel LORILLARD cdt la 8e brigade, le capitaine RAUSCHER reçut l’ordre de se mettre avec 2 cies à la disposition du colonel  du 148e laissant les 2 autres cies sous le commandement  du capitaine BAURES comme réserve de la 8e brigade
Le mouvement commence immédiatement. Arrivé au carrefour de la transversal et du boyau d’ESCAFAU, il fut arrété par 2 cies du bataillon MARQUIS du 148e qui refluaient vers EXCAFAU. Etonné de ce mouvement il demanda des explications à un capitaine commandant l’une des cies qui n’avait reçu qu’un ordre verbal transmis d’homme à homme. Il ne comprenait pas non plus ce mouvement de recul. Il arreta provisoirement les 2 cies et se porta avec le capitaine RAUSCHER à la recherche du commandant MARQUIS. On constata au bout de quelques mètres que les 2 autres cies avaient du s’arreter sans prévenir et ne suivaient pas. Voyant que le groupe de ces 2 cies n’était plus en liaison avec le reste du btn , le capitaine du 148e envoya immédiatement l’ordre écrit de faire demi tour et de reprendre contact avec le commandant MARQUIS
C’est à ce moment que le capitaine RAUSCHER rencontra le commandant MOREL qui lui dit de sursoir à toute exécution de l’ordre donné à 6h 30 et de rassembler tout son btn et le C.M dans les transversales près de l’ancien poste VANNIER ainsi que dans une transversale située  à l’est de la ferme d’ESCAFAUT .
Cet ordre fut exécuté pour 9h 30 au poste VANNIER . A 11h 30 le capitaine RAUSCHER recut l’ordre de conduire lui-même au colonel du 148e puis au commandant BERTRAND. Il devait ensuite revenir  au poste VANNIER  et reconstituer les unités égarées du 148e .
Le capitaine se présenta avec ses 2 commandants de cies au colonel VIGNIER qui lui donna un lieutenant du 264e pour conduire les 2 compagnies aux boyaux O et O’
De là le capitaine RAUSCHER dit abandonner son guide qui déclara etre à la limite du secteur qu’il connaissait  et ne pas connaitre au-delà.
Le capitaine RAUSCHER laissa donc à ces emplacements  les 2 cies et avec ses 2 cdts de cie  se mit à la recherche du Commandant BERTRAND.
Après une heure de tentatives de toutes sortes , ils finirent par retrouver les éléments du 1e btn du 148e et le commandant BERTRAND dans un poste de commandement près du point Y.
Il donna l’ordre aux 2 cies de masser dans le boyau sape 3 point Y , la tete au point Y. A 14h 50 ces 2 cies devaient venir à la tranchée de départ et déboucher lorsque la première vague  aurait atteint la première tranchée allemande.
Le capitaine RAUSCHER, une fois ses cies en place,  revint en rendre compte au colonel du 148e qu’on avait regroupées, sections encadrées dont 3 étaient de la meme cie , leur commandant de cie ayant été tué ou blessé. Le matin les sections avaient erré longtemps, ne reconnaissant pas du tout le secteur
Un sous lieutenant du 45e fur désigné pour commander provisoirement cette cie de 4 sections. La 5e fut adjointe à la  1e cie du 45e . De plus un gradé du 45e fut détaché à chacune des sections du 148e pour renforcer l’encadrement en serre files de ces sections.   
A 16h 30 le capitaine RAUXCHER reçut l’ordre de se porter avec les 2 cies du 45e  à la disposition du colonel du 148e , à proximité du boyau 2. Il laissait la cie MICHEL pour coopérer au ravitaillement en eau.
Les 2 cies du 1er btn du 45e restèrent au boyau 2 jusqu’au 17, à 5 heures fournissant  seulement leur équipe de grenadiers à la disposition du 148e et du 265e
Une équipe notamment celle de la 1e cie  commandée par le sergent GUYOT, réussit à repousser à coups de grenades des allemands occupant la partie gauche de la tranchée qui venait d’etre occupée par la 8e cie  (LECA) du 148e. Cette équipe peut repousser le barrage d’une quarantaine de mètres dont une vingtaine sur un élément perpendiculaire ce qui va permettre l’organisation d’un bastion.
Les 2 cies fourniront également dans la nuit  des travailleurs pour la réfection des communications entre l’ancienne ligne française et la première ligne actuelle.
Le 17 à 7h 30 le 1e btn au complet était rassemblé dans les places d’armes du boyau de l’ŒUF .
Les cdts des 2e et 3e cies rendirent compte en détail de ce qu’ils avaient constaté avant, pendant et après l’attaque de 15 heures. (rapport ci-joint)
Leurs observations principales sont les suivantes
1° la tranchée de première ligne ennemie paraissait avoir été prise à partie que peu ou pas du tout par notre artillerie. Le tir était long. La fumée en arrière de cette tranchée ne la dissimulait pas du tout. Elle ne paraissait pas avoir souffert du bombardement. On y voyait encore des créneaux en de nombreux endroits.
2° les allemands ont commencé leur fusillade quelques secondes avant le débouché, avertis probablement par l’allongement du tir de l’artillerie francaise.
3° Tout homme débouchant de la tranchée était immédiatement pris à partie par les fusils et les mitrailleuses de sorte que tout ceux qui ont été immédiatement atteint ou contraints de se coucher.
4° Par suite du manque d’une parallèle  en arrière de la parallèle de départ, ou au moins d’un nombre de boyaux suffisants il a fallu, sous peine de voir la 2e vague déboucher trop tard, faire garnir avant le débouché, la parallèle de départ par la cie de 2e vague ; D’où encombrement prodigieux de cette tranchée et pertes sèrieuses dès que l’artillerie ennemie a ouvert son tir sur cette parallèle.
5° Insuffisance trop considérable de brancardiers et de brancards pour l’évacuation rapide des blessés, deux blessés dans la partie est du boyau (sape 3 y) sont restés au moins deux heures sans etre enlevés. Toutefois les brancardiers des tirailleurs ont été merveilleux
6° L’intensité de la fusillade semblait indiquer que le personnel de 1ère ligne n’avait pas trop souffert de la préparation par l’artillerie.
Les tireurs se montraient nombreux au dessus du parapet , quelques uns munis du fusil lance bombe.

3e rapport du Commandant STRAUSS du 2ème bataillon


A 15 heures le 2e  btn recevait l’ordre de porter2 cies aux Carrières d’ESCAFAUT et 2 cies dans le boyau intermédiaire à hauteur de ces carrières
A peine cet ordre était il exécuté qu’arrivait un second ordre prescrivant au 2e btn  de  se porter dans les places d’armes du boyau de l’ŒUF, puis un 3e ordre de se porter vers le point B (dans les anciennes tranchées de première ligne allemande) prêt à boucher le trou qui pourrait se produire entre le 148e et les zouaves, dans la progression en avant de ces 2 régiments.
Dès son arrivée en B le commandant STRAUSS se mettait en liaison d’une part avec le colonel VIGUIER du 148e , d’autre part avec les zouaves
Le colonel VIGUIER lui faisait demander une cie  pour etre mis à la disposition vers le point L . Cette cie (la 8e )  partait aussitôt , se rendait en ce point et se mettait à la disposition du colonel VIGUIER qui n’eut pas l’occasion de l’employer dans la soirée.
D’autre part l’agent de liaison envoyé aux zouaves revenait sans avoir parlé au commandant de ST MAURICE lui-même, mais après avoir parlé au capitaine  de la cie de droite de son régiment . Le capitaine lui avait dit que le mouvement en avant était enrayé  et que le commandant de ST MAURICE ferait dire si on a besoin du 45e.
Aucun ordre n’étant parvenu par la suite pour porter le 2e btn en avant , ce  btn passa la nuit aux abords du point B et le lendemain relevait un btn du 265e dans les tranchées qu’il occupe en ce moment.

4e rapport du Lieutenant LAURENS  Cdt la 2ème Cie  (annexe au rapport du Capitaine RAUSCHER  1er Btn)


Jusqu’à 11h 30 la cie s’est trouvée en réserve dans la transversale reliant le boyau sud et celui passant près de la ferme d’ESCAFAUT.
A 11h 30 désignée pour renforcer le btn 148e destiné à l’attaque (btn BERTRAND) la cie s’est portée sur l’emplacement qui lui a été assigné d’abord, Boyau sape n° 3 et V Y . Elle était en place à 14h 30.
Sur l’ordre du commandant BERTRAND à 14h 50 (10 minutes avant l’attaque) la cie se porta à la suite de la 3e cie dans la tranchée Y face à la tranchée allemande , mais par suite de l’encombrement de la tranchée de d épart garnie déjà par sa garnison  normale  (tirailleurs algériens, 42e d’Infanterie  et par les troupes d’attaque de la 1e vague , 2 cies et demi du 148e ) la 3e cie ne put laisser que très peu de place dans la transversale de départ de sorte que la cie ne put engager dans cette tranchée qu’une demi section de la 4e section  et le restant de la cie est resté dans la partie du boyau V.Y. A ce moment je regardais par-dessus le parapet pour me rendre compte de la situation. J’eus aussitôt l’impression très nette que le tir de l’artillerie francaise  était long et que la tranchée de tir ennemie G.H. n’était incommodée que par nos bombes torpilles, la tranchée ennemie apparaissait nettement en deca de la fumée  provoquée par les explosions des obus.
Au moment de l’attaque à 15 heures précises les éléments du 148e constituant la 1e vague se lancèrent en avant sans hésitation, mais ils furent dès les premiers pas contre battus violemment par l’Infanterie et presque aussitôt par l’Artillerie ennemie. Un grand nombre d’hommes furent touchés à proximité immédiate du parapet. Aucune peut progresser, toute tentative d’offensive devenait impossible , notre artillerie ayant naturellement allongé son tir à partir de 15 h.
La cie ayant reçu pour mission de ne se porter en avant que lorsque la 1ère vague aurait franchi la 1ère ligne ennemie  (100 m environ) je n’ai donc pas eu à déboucher. Malgré cela elle subit quelques pertes par suite du bombardement  intense de nos tranchées qui dura jusque vers 16h 30 , il est à noter que les coups arrivaient d’écharpe (du nord) et que presque toutes les pertes touchèrent la ½ section de la 4e section qui était engagée dans la tranchée Y.W tandis que le reste de la cie  situé dans le boyau sape 3 et V.Y souffrit relativement peu.
Nos pertes s’élevèrent à 2 tués, 9 blessés, 1 disparu.
A 17h 30 les 2 cies sous les ordres du capitaine MANGIN furent renvoyées sur l’ordre du commandant BERTRAND pour rejoindre leur régiment dans le but de dégorger la tranchée qui était comble et tout danger de contre attaque paraissait avoir disparu.
Les 2 cies se présentèrent alors au P.C de la 121e brigade où elles croyaient trouver le commandant MOREL commandant le régiment , elles y rencontrèrent Mr le colonel LORILLARD commandant la brigade qui les envoya passer la nuit à la ferme d’ESCAFAUT.
La cie a rejoint le btn ce matin vers 7h 30 à l’ouvrage de l’ŒUF
Les hommes n’ont consommé aucune cartouche et ont mangé un jour de vivres de réserve , la cie n’ayant jamais pu etre rejointe par les corvées de soupe fournies par la C.H.R.

5e compte rendu du capitaine MANGIN   Cdt la 3ème Cie  (annexe au rapport RAUSCHER)

1° Jusqu’à 11h 30 l’unité s’est trouvée etre en réserve (1e btn) dans la transversale reliant les boyaux sud  et celui passant près de la ferme d’ESCAFAUT
2° Désignée pour renforcer  le btn du 148e destiné à l’attaque (btn BERTRAND) la cie s’est portée sur l’emplacement qui lui a été assigné d’abord (boyau V.Y) où elle est arrivée à 13h 40.
3° sur l’ordre du commandant BERTRAND du 148e et 10 minutes avant l’heure fixée pour l’attaque la cie s’est portée dans la tranchée allemande et à environ 105 mètres de cette dernière.
La tranchée Y.W d’où devait partir la colonne d’attaque , en partie démolie par l’artillerie adverse était déjà occupée par la garnison, c'est-à-dire les tirailleurs algériens 1 cie du 42e d’Infanterie et enfin par les 2 cies du  148e  destinés à former la 1ère vague.   
4° Mission : la cie avait pour mission de se porter le plus rapidement possible dans la tranchée adversaire dès que la 1ère vague l’aurait eu dépassée et passer par les armes tous les ennemis qui s’y seraient trouvés ainsi que ceux occupant les boyaux N et M  aboutissant à cette tranchée
5° L’heure de l’attaque arrivée (15 heures)  les 2 cies du 148e se sont portées en avant avec élan, mais durent s’arreter en raison  du feu nourri de l’Infanterie et de l’Artillerie allemande  et malgré le peu de distance à parcourir , tous nos hommes auraient été fauchés avant d’atteindre le but (je dois dire ici que la tranchée allemande était intacte, c'est-à-dire non ravagée par notre artillerie ; les créneaux  étaient très visibles et les défenseurs dont on apercevait parfois bien le buste , tiraient par-dessus le parapet)
6° Sur l’ordre du commandant BERTRAND la cie est restée dans la tranchée et s’est jointe aux troupes occupantes pour établir immédiatement une ligne de défense et exécuter des feux sur l’ennemi
7° A 17h 30 je reçus l’ordre du commandant BERTRAND de rejoindre mon régiment dans le but de dégorger la tranchée, la fusillade à ce moment là était presque nulle.
Après maintes recherches restées vaines pour retrouver le capitaine RAUSCHER commandant le btn ou le commandant MOREL commandant le régiment le cdt de cie s’est rendu au poste de commandement de la brigade où il reçu l’ordre d’aller faire reposer les hommes aux carrières situées près de la ferme d’ESCAFAUT.
La cie est rentrée  ce matin à l’emplacement qui lui était assigné dans l’ouvrage de l’ŒUF
8° Blessés : 23 dont 1 sergent, 2 caporaux et 20 hommes
Disparus ou égarés : néant
9° Les hommes ont mangé un jour de vivre du sac
Vers 15 heures quelques obus de gros calibres sont tombés au bivouac de STE CROIX où se trouvaient les T.C et T.R
En fin de journée le btn MOREL recoit l’ordre de remplacer dans la position conquise, les btns du 148e fortement éprouvés. Le 2e btn (Cdt STRAUSS) à droite, le 3e btn (Cdt BAUDOIN) à gauche, le Btn RAUSCHER vers le boyau de l’ŒUF  et les transversales et en réserve et chargé du transport du matériel. L’équipe de grenadiers du 1e btn principalement celle du sergent GUYOT se distingue en gagnant après un combat à coups de grenades 60 et 80 m.de boyaux en X et V et en y établissant un barrage qui est maintenu toute la nuit malgré de nombreuses attaques des allemands
Pendant la nuit violents combats de torpilles et de grenades.

Date de création : 04/05/2009 @ 23:06
Dernière modification : 07/08/2009 @ 13:52
Catégorie : Année 1915
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