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Le 45e RI en 14-18 - Camp de Verria

SEJOUR AU CAMP DE VERRIA

 

L'immense camp où nous résidons est à quelque distance de Verria. La vie y est celle de tous les camps, avec des consignes mesquines et des horizons bornés. Le séjour est pénible sur l'aride plateau, en plein soleil, sans un pouce d'ombre, où s'élèvent nos baraques Adrian et nos tentes de toile. Les corvées doivent aller chercher très loin, en bas de la falaise qui limite le camp, l'eau qui nous est nécessaire.

Les occupations qui nous attendent sont aussi dépourvues d’intérêt pour la troupe que pleine d'enseignement pour les cadres. Car la troupe connaît assez bien son métier. Elle sait bondir hors de la tranchée, avancer sous le feu, sauter dans une position ennemie, la nettoyer, la retourner. Elle sait se servir de ses fusils, de ses grenades, des ses mitrailleuses. Elle a un entraînement physique à peu près suffisant pour être à la hauteur de toutes les tâches qui lui sont confiées.

Par contre le commandement a beaucoup à apprendre. Des conditions nouvelles de combat ont été imaginées. La discipline de l'obéissance doit être minutée et les inter réactions des diverses armes doivent être scrupuleusement déterminées. Il faut se faire à la tactique d'engins récents et inusités et s'habituer à ces gestes dont, la plupart du temps, la précision sera la condition absolue de la réussite.

Aussi travaille-t-on d'abord à la création d'une position ennemie figurée qui servira à l'enseignement de chacun.

Puis c'est, tous les jours, des exercices et des manœuvres de demi-section, de compagnie, de bataillon, etc, destinés à nous préparer à l'offensive générale dont la date, non fixée, ne saurait cependant être bien lointaine.

A la fin de la première décade d’Août 1918 tout a si bien marché que nul n'a plus grande besogne. Pour occuper les loisirs on organise le 12 Août …...... un concours d'animaux attelés et d'éclaireurs montés. On peut dire que notre cavalerie fait feu des quatre fers......... Le 45ème se distingue particulièrement parmi les concurrents de la division.

Il nous est impossible de passer sous silence, parmi de joies de Verria, le B.M.C qui fonctionne sous l’œil tolérant de l'Autorité Militaire et du Service de santé réunis. Sorte de temple païen de la Vertu dévoilée et de la Vérité toute nue, dix prêtresses l'habitent. Leur zèle n'a d 'égal que la largeur de leurs idées et la profondeur de leurs convictions. Elles y reçoivent une foule de visiteurs qu'elles transforment en des servants de leur cultes après s’être assurer de la rigisité de leurs principes. Une escouade austère de sévères gendarmes canalise le flot des fidèles et veille à ce que la troupe n'empiète pas sur les heures de visites réservées aux gradés : car les tarifs ne sont naturellement pas les mêmes.

Ces distractions anodines seraient les bienvenues, n'était la terrible chaleur qui nous accable. Nous retrouvons l'été de 1916, ses heures torrides et son atmosphère embrasée aussi pénible la nuit que le jour. Le sommeil déserte nos tentes triangulaires et nos baraques aux toits de tôle étouffants et inhabitables. De temps à autre un orage de pluie tiède nous apporte un soulagement momentané. Trouverons nous un peu de fraîcheur quand nous remonterons la-haut, vers la montagne, où (cela se confirme) nous devons attaquer ?


Date de création : 19/01/2013 @ 15:25
Dernière modification : 18/01/2014 @ 09:33
Catégorie : Le 45e RI en 14-18
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