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Le 45e RI en 14-18 - Camp retranché Salonique

LE CAMP RETRANCHE DE SALONIQUE -

A quoi répondait le camp retranché de Salonique? Dans quel esprit l'avait-on créé?

,

Évidemment, nous ne pouvions pas évacuer la Macédoine: l'opinion publique ne l'aurait pas permis, en France. L'échec des Dardanelles avait suffi. Le rembarquement des troupes de Salonique n'aurait pas été accepté sans protestations, quelle qu'ait été la mesquinerie des
haines de chapelles qui séparaient le G.Q.G. Français du commandement de I'Armée d'Orient, aussi bien que l'inintelligence de certains politiciens.

Deux éventualités pouvaient alors se produire: ou bien les Bulgares poursuivraient leur attaque et chercheraient à nous rejeter à la mer - ou bien Salonique servirait,plus tard, de point de départ pour des attaques nouvelles. Et dans les deux cas, il convenait de fortifier notre base, aussi bien pour la défensive que pour l'offensive.

Pour nous, notre rôle était facile : la pelle et la pioche que nous avions, depuis un an, tant maniées en France et en Serbie, nous allions les reprendre en Macédoine grecque et nous allions continuer cette besogne de terrassiers à laquelle les nécessités de la guerre
semblaient avoir voué les fantassins.

A dire le vrai, notre rude tâche nous paraît à tous, chefs et simples soldats, absolument indispensable. Nous sentons tous combien notre situation est périlleuse.

Devant nous, les Bulgares se sont arrêtés à la frontière grecque, dont 50 kilomètres seulement nous séparent. La fiction territoriale leur paraîtra-t-elle toujours intangible? Ne seront-ils pas tentés, sous le prétexte de la poursuite de l'Armée d'Orient, de réaliser leurs convoitises dans cette Macédoine où les nationalités sont si intriquées les unes dans les autres que la Grèce, la Turquie, la Serbie et la Bulgarie sont également fondées à réclamer des contrées peuplées de leurs nationaux. Et n'aurons-nous pas alors à nouveau à notre contact immédiat l'ennemi qui nous a mené la vie si dure dans les montagnes de Serbie?

Derrière nous, il y a Salonique,la Grèce et le gouvernement grec. Or, Salonique n'est rien moins que sûre. Toute la représentation consulaire ennemie y est demeurée, Allemands et Austro-Hongrois en tête, avec tout son potentiel d'action et toutes ses possibilités d'efficience nuisible. Et puis Salonique est un port et on se défend mal quand on n'a plus que la mer comme dernière ligne de repli et la crainte d'être jetés à l'eau,

La Grèce et son gouvernement sont plus dangereux encore. Le roi Constantin est le beau-frère de l'empereur d'Allemagne, et sa femme, la reine Sophie, est particulièrement agissante. Skouloudis, le président du Conseil, est suspect à l'extrême. Sans doute, Vénizélos et ses
crétois sont pour nous. Mais ils ne représentent qu'une opposition aussi active que peu efficace pour le moment présent.

C'est dans ces conditions précaires que nous allons commencer l'occupation et l'installation du camp retranché de Salonique.

 


Date de création : 19/01/2013 @ 14:58
Dernière modification : 03/12/2013 @ 18:28
Catégorie : Le 45e RI en 14-18
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