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Le 45e RI en 14-18 - Retraite vers La Grèce

LA RETRAITE VERS LA GRECE

Nous allons vers le Sud et toujours vers le Sud. La piste est mauvaise. Des pierres rondes roulent sous les pieds et rendent la marche douloureuse. Tous les kilomètres, il y a des gués qui nous font perdre du temps et dont la traversée est un vrai calvaire. Nous sommes transpercés. Il y a de l'eau partout dans cette plaine qui longe le Vardar: ruisseaux qui bordent la route, sources au milieu des pistes, marécages inattendus, passages de rivières. Nous n'avons plus rien de sec.

Si seulement on voyait clair! Mais jamais la nuit ne fut plus noire et plus hostile. Et ces sales pierres rondes qui nous font trébucher et qui aggravent le supplice, de nos chaussures pleines d'eau !

Fait-on beaucoup de chemin? On ne doit pas marcher bien vite avec toutes les difficultés qui nous arrêtent à chaque instant ! Et pourtant la nuit se termine. On voit un peu plus clair et la marche s'améliore.

A 6 heures, le 12 décembre, nous sommes en vue de Guevgueli. C'est une grosse bourgade commerçante, à la frontière gréco-serbe. On y franchit le Vardar, sur un pont prêt à sauter. Ce sera le 3ème pont détruit, car les carcasses de deux précédents encombrent le cours de la rivière et apportent le témoignage des luttes qu'elle a déjà connues et qu'elle va revivre à nouveau.

Sur la rive gauche, il y a un gros rassemblement de voitures et de matériel. La 2ème Cie de zouaves nous y attend et nous indique une piste qu'il a jalonnée vers l'intérieur.

Nous sommes maintenant en Grèce.

Derrière nous, il n'y a plus de Serbie!

Les Bulgares vont-ils nous suivre sur le sol hellénique ? Leurs troupes victorieuses vont-elles maintenir la fiction de l'intégrité nationale de la Grèce et nous laisseront-elles seuls à violer la neutralité de son territoire?

Nous vivons, à n'en pas douter, des heures historiques. Mais les problèmes de haute politique extérieure nous laissent, pour l'instant, assez indifférents. Il faut marcher, marcher encore. Et seule compte pour nous l'horrible fatigue qui nous accable.

Vingt heures de marche, après tant de journées d'incessants combats! Nous n'en pouvons plus, nous sommes à l'extrême limite de nos forces. On dort debout, en marchant. On dort dans la boue où lton tombe dès qu'on s'arrête.

Enfin, voici Smol ! Smol où l'on doit cantonner et où on pourra dormir, dormir d'un noir sommeil de brutes exténuées.

 


Date de création : 19/01/2013 @ 14:57
Dernière modification : 02/12/2013 @ 19:00
Catégorie : Le 45e RI en 14-18
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