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Le 45e RI en 14-18 - Arrivée à Salonique

C’est au début de Novembre 1915 que les trois bataillons du 45ème d’Infanterie, embarqués à Sète ou à Toulon, arrivèrent à Salonique.
La traversée avait été belle et facile. Un ciel d’une ardente pureté avait éclairé une mer implacablement bleue. Nous avions vu au passage la Corse, la Sardaigne et la Sicile. Nous avions aperçu l’Etna qui fumait au loin. A Malte, la Valette nous était apparue comme une grande ville toute jaune qu’on dirait construite en pisé, de la plus humble de ses maisons jusqu’à la tour altière de sa cathédrale, droite et carrée sur un fond d’un azur éclatant.
On avait côtoyé la Grèce avec ses montagnes arides tombant sur la mer, ses villages blancs nichés dans les creux des vallées, ses petits ports éblouissants de lumière. C’étaient Cythère, le Péloponnèse, les Cyclades, Eubée, l’Ossa, le Pélion, l’Olympe, toute la mythologie et toute l’histoire de l’antique Hellas qui avaient défilés sous nos yeux émerveillés.
Sans le service médical, on aurait pu faire le plus beau des voyages. Mais avec une constance admirable, le service médical, en l’absence du mal de mer, avait réussi à indisposer une bonne partie du régiment grâce à des vaccinations savantes et répétées.
On nous a vaccinés contre la variole, la typhoïde, la peste, la diphtérie, le choléra et autres gentillesses.
On a pensé à tout, sauf, bien entendu, au paludisme qui allait être le vrai fléau de l’Armée d’Orient. Mais ce n’était évidemment pas encore l’heure d’y songer : Salonique était en vue et la Serbie nous attendait.
De loin, nous n’avions découvert que des rivages bas et jaunes fermés par un cirque de faibles montagnes. Puis, nous avions distingué des maisons sans grand caractère, des villes banales, mais entourées de quelque verdure , des aiguilles blanches de minarets, puis toute une ville pressée, étagée jusqu’aux remparts d’une ancienne citadelle byzantine.
Le port est encombré d’une foule de bâtiments de guerre et de commerce. A peine nos naviers ont-ils stoppé qu’ils sont assaillis par des mercantis que transportent de misérables coques chargées de fruits, de cigarettes, de vin et de raki. Les échanges de monnaies et de marchandises se font dans des paniers qui glissent le long d’une corde lancée du haut du bord jusqu’aux canots des marchands.
Comme Salonique n’a qu’une rade foraine, le débarquement se fait assez difficilement par chalands.
Rassemblés sur un quai qui regorge de matériel de toutes sortes, nous achetons aux Grecs qui nous entourent le bon vin de Samos, les bonnes figues, le bon koniak , qui vont remplir nos musettes et nos bidons. Puis, nous sommes acheminés vers le camp de Zeitenlik.
Des troupes grecques, des cavaliers surtout, nous regardent passer sans hostilité comme sans enthousiasme, car la Grèce neutre tient à manifester sa neutralité. Un peu avant d’arriver au camp, on traverse le pittoresque quartier du Vardar où grouille une population de tziganes, de métèques et de filles.


Date de création : 19/01/2013 @ 14:44
Dernière modification : 17/03/2013 @ 18:16
Catégorie : Le 45e RI en 14-18
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