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Le 45e RI en 14-18 - Branscourt RN 44 Vignoble

TROIS MOIS DE REPOS : BRANSCOURT, la ROUTE 44, le VIGNOBLE REMOIS



Relevé du secteur de Paissy, le 3ème bataillon rejoint le gros du régiment dans la région de Jonchery sur Vesle.


Le 1er bataillon et une partie du 2ème bataillon sont à Branscourt, le reste du 2ème bataillon Sapicourt, le 3ème bataillon à Vendeuil.

45e_RI_Officiers_05_03_1915.jpg


Jusqu'au 10 Avril, nous allons cantonner dans ces heureux villages. Nous sommes loin du front, plus de 10 kms nous en séparent. C'est à peine si pendant la nuit nous entendons le canon qui tonne au loin.


Toute la population civile est restée là. Le ravitaillement est facile, les filles aussi. La vie serait belle si la tranquillité ne nous ramenait pas des occupations qui nous rappellent le temps de paix : instruction des hommes et des cadres, évolution du bataillon, du régiment, de la brigade, marches militaires, revues d'armes, revues de détail, revues de casernement. C'est un régime intermédiaire entre la caserne et le temps des manœuvres. On a même rétabli la salle de police.


Le 11 Avril nous recevons l'ordre d'aller remplacer en ligne le 74ème d'infanterie. Celui-ci occupe entre Reims et Berry-au-Bac un secteur de tout repos. La route 44 (de Reims à Laon) relie entre eux les bataillons qui, un peu en avant de cette voie, vont tenir les tranchées crayeuses que leur abandonnent avec regrets les troupes du 74ème .


A gauche, le 1er bataillon occupe, avec 2 compagnies, les tranchées du Bois Chauffour, près des vestiges d'une fête foraine,abandonnée là en 1914, les 2 autres cantonnent à Pouillon. Au centre, le 2ème bataillon tient, avec 2 compagnies, les tranchées des Carrières tandis que 2 autres compagnies sont au repos à Thil. Enfin, à droite, 2 compagnies du 3ème bataillon sont en ligne à la Tête de Cochon, en face de Courcy, les 2 autres étant en réserve à Merfy.


C'est avec une véritable joie que nous retrouvons les tranchées, tant la vie de repos à Branscourt, Sapicourt et Vendeuil pouvait nous paraître insupportables avec ses exercices et ses obligations militaires du temps de paix.


Les tranchées et les boyaux sont remarquablement tenus. Les parois sont parfaitement verticales. Le sol, plan, comporte des caniveaux d'écoulement d'eau avec de fréquents puisards. Tout est impeccablement propre. Dans certains boyaux on a même exécuté, dans la craie, quelques bas-reliefs qui ne manquent ni de talent ni de goût. Les abris, toutefois, offrent peu de confort et de sécurité.


Mais tout est si calme, dans ce secteur tranquille, qu'on nous envoies le 407ème d'infanterie, un régiment de formation récente, pour que nous complétions, comme dans un camp d'instruction, la formation de ces recrues. On apprend donc à ces jeunes gens à renforcer des abris, à creuser de nouveaux boyaux, à planter des piquets, à tendre des barbelés et à faire, en rampant à plat ventre, des patrouilles nocturnes récréatives.


Le 26 Mai, nous quittons nos calmes tranchées et nous allons coucher à la belle étoile, à Châlons sur vesle. La nuit est douce, tiède et claire.


Le lendemain matin , nous retrouvons les autobus, les autobus que nous n'avions pas vus depuis Septembre 1914, depuis 8 mois, et qui au travers de la forêt et de la montagne de Reims, vont nous faire revivre dans un paysage superbe, accidenté et boisé, nos premiers souvenirs de Belgique.


Nous cantonnons le 27 et le 28 à Ludes et à Mailly-Champagne, de riches villages du vignoble Champenois où nous sommes bien reçus et où le champagne coule largement. Mais nous quittons rapidement ces pays fortunés pour aller occuper le 30 Mai les tranchées de seconde ligne à la Ferme de l'Espérance et à Prunay et des tranchées de première ligne au Bois des Zouaves et près du Fort de la Pompelle.


C'est un secteur assez bouleversé qui fait face aux forts que les Allemands occupent à l'entour de Reims. Prunay, notamment, est entièrement détruit et ne forme plus qu'un amas de pierres.


Nous avons à peine le temps de nous installer que nous repartons aussitôt, dans la nuit du 30 au 31, pour gagner Villedommange, au sud-ouest de Reims, par une très longue marche nocturne.


Et c'est à nouveau le repos à Villedommange, Pargny et Jouy.


Là aussi, cordial accueil et champagne nous attendent. Mais la preuve que nous sommes vraiment au repos, c'est que la vie de caserne recommence avec ses marches, ses manœuvres, ses revues et ses locaux disciplinaires.


Le dimanche 6 Juin, c'est la Fête Dieu. Tandis que les petites filles processionnent dans les villages, vers 16 heures, arrive l'ordre de regagner les cantonnements et de se préparer à partir.


A 22 heures, nous embarquons dans des camions inconfortables qui vont rouler toute la nuit et nous amener à Berneuil sur Aisne à 7 heures du matin le 7 juin, alors qu'une centaine de prisonniers allemands, jeunes, l'air fatigué, poussiéreux, exténué de gens qui viennent de passer la nuit à se battre, traversent le village devant nous.


On se bat, en effet, durement dans la région, vers les fermes de Quennevières et d'Ecaffaut, au nord de l'Aisne, entre Moulin sous Touvent et Tracy le Val.


Date de création : 19/01/2013 @ 14:33
Dernière modification : 20/08/2014 @ 21:25
Catégorie : Le 45e RI en 14-18
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