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Le 45e RI en 14-18 - Maricourt

Le 25 septembre, le régiment reçois du Commandant de la 5ème Division de Cavalerie l'ordre de se porter sur Maricourt.

Maricourt est à peu prés à mi-distance de Péronne et d'Albert, au bord de la route qui, de l'est au nord-ouest, uni les deux villes.

A quelques centaines de mètres au sud de cette route, la Somme épand la lenteur de ses eaux en marécage au milieu desquels on a bien du mal à distinguer les méandres de son lit. Par contre, au nord de la route, le relief s'accentue. Il ya des creux, des vallonnement, de petits sommets dont nous apprendrons bientôt la côte exacte. Bien que nous soyons dans un pays de grande cultures, il y a des bois qui parsèment cette contrée dont la densité des villages affirme la richesse. La rivière est franchie par un certain nombre de ponts dont le premier en venant de Péronne relie Hem-Monacu à Feuillères.

Telle est la région dans laquelle nous allons nous battre jusqu'au début d'octobre, puis demeurer avec des fortunes diverses, jusqu'en janvier 1915.

L'ennemi nous le rappelons s'est emparé de Péronne. Il s'avance venant de l'est et venant du nord.

A midi le 25, le régiment est arrivé à Maricourt, tandis que deux brigades de cavalerie vont tenter de reprendre Péronne. Une fois de plus, soutien de cavalerie, nous protégerons les mouvements des attaquants en assurant le passage du pont de Hem-Monacu.

C'est au 1er Bataillon qu'est dévolue la tâche de garder le pont de Hem.

Le 2ème Bataillon renforcera la garde du pont en occupant, en avant, le village de Cléry.

Le 3ème Bataillon sera en réserve à Maricourt.

Malheureusement, les deux brigades de cavalerie échouent devant Péronne. Le pont de Hemest occupé par les allemands et le 1er Bataillon n'y parvient pas plus que le 2ème n'arrive à Cléry.

On passe la nuit sur le terrain, puis la matinée.

Le 26 septembre à midi, les deux premiers Bataillons reçoivent l'ordre de se replier sur Maricourt, ou l'attaque allemande, un peu arrêté vers l'est( Cléry, Hem-Monacu, Feuillères) semble vouloir concentrer la puissance de ses troupes venant du nord-est et du nord.

Nous passons sous les ordres du Commandant la 21ème Brigade du 20ème Corps. Nous allons donc appartenir pour quelques jours à ce Corps d'élite dont le 45ème allait, pour le moins égaler en endurance, en puissance et en héroïsme.

Dés les premières heures de l'après midi, on est en place, en avant du village.

Le Colonel s'installe dans une grande ferme, sur la route de Péronne, en face d'une brasserie où une compagnie se tiendra en réserve.

Le poste de secours s'organise dans les caves du château de Maricourt, près de l'église et de la rue centrale qui descend de la route de Péronne vers le nord du village.

Un peu à gauche de cette rue, une autre grande ferme dans laquelle on se ravitaille comme on peut en outils de fortune: pelles, pioches,pics, fourches même, tout sera bon pour nous qui n'avons plus aucun matériel.

On s'oriente rapidement, le danger est à l'est : Curlu, Hem-Monacu, Maurepas, Combles, risquent d'être occupés par l'ennemi venant de Péronne, ainsi que Hardecourt-aux-Bois et Guillemont dont nous séparent, au nord-est le bois de Favières et le bois de Maricourt.

Au nord nous avons en face de nous Montauban. A l'ouest, il y a Carnoy, Mametz, Fricourt et, plus loin, Albert. Enfin, au sud, sur la Somme, Vaux et Eclusier, Suzanne et Bray sur Somme ont des ponts qui franchissent la rivière, qu'il importera de conserver pour nos communications avec l'arrière.

Une petite ligne de chemin de fer dessine de Bray à Péronne des méandres qui ne sont pas seulement justifiés par le besoin de desservir tous les petits villages de la région, mais par la nécessité de se conformer à la configuration d'un terrain coupé de creux, de bosses, de ravins et de saignées dans le plateau qui domine le thalweg de la Somme.

C'est du nord-est, de Combles-Maurepas, que les allemands, utilisant le vallonnement dans le quel court la petite voie ferrée, vont arriver sur Maricourt en de puissante masses d'infanterie soutenue par une artillerie légère et lourde qui, dés 15 heures, va bombarder durement nos positions.

Tout de suite, nos pertes sont sévères.

A 17 heures, l'artillerie qui, depuis deux heures n'a guère cessé son tir, s'arrête un peu et l'attaque d'infanterie commence.

Mais l'ennemi n'avance guère. Notre fusillade le gêne considérablement et devant notre résistance qui lui paraît incompréhensible, il hésite.

A gauche, en face du 3ème bataillon, nos adversaires atteignent la côte 122 presque sur la route Péronne – Albert, entre Maricourt et Carnoy. En avant du régiment, les bois de favières et de Maricourt sont occupés. A droite, le 1er bataillon placé à cheval sur la route de Péronne, devant le ravin Maricourt – Suzanne, tient une position des plus précaires.

La situation devient grave.

A midi 30, l'ordre est donné de pousser l'offensive dans les directions prescrites par l'ordre d'opérations du matin .

Mais il ne peut être question de progresser : nous n'avons que nos fusils pour répondre à l'artillerie allemande.

Le 3ème bataillon est particulièrement éprouvé. Une compagnie qui ne compte plus que quelques dizaines d'hommes, a pour chef un caporal.

Partout, réduit à la misère, en proie à la même anxiété, courant les mêmes dangers et risquant la même mort, les soldats et les chefs n'ont qu'un seul objectif : tenir, tenir malgré tout, sans lâcher de terrain.

Les rafales d'obus, les rafales de balles creusent sans cesse des vides sanglants parmi nous.

Vers le bois de Maricourt, un petit chemin encaissé, pris d'enfilade par des feux de mitrailleuses, est littéralement jonché de cadavres. Ça et là quelques vaches et quelques porcs percés de balles ou éventrés d'éclats d'obus ajoutent du grotesque à l'horreur du spectacle.

Dans l'après-midi la grande ferme de Maricourt, sur la route de Péronne, est violemment bombardée. C'est là que le colonel Grumbach avait son poste de commandement. L'incendie se déclare, au milieu des éclatements de la mitraille qui blesse et qui tue aveuglément autour de notre chef. Des blessés s'enfuient péniblement de bergeries en flammes.

Quand tombe la nuit, la canonnade redouble de violence. Des maisons s 'écroulent. D'autres brûlent. L'ennemi s'acharne férocement sur le malheureux village. On dirait qu'il veut se venger de sa déconvenue : il n'a pas avancé.

Malgré sa supériorité numérique, malgré sa supériorité matérielle, nous n'avons pas perdu de terrain et nous avons permis au 20ème Corps d'arriver.

L'un de ses régiments, le 69ème d'infanterie, à peine sur les lieux du combat, se jette sur Montauban, en pleine nuit, et d'un élan irrésistible, emporte le village.

La nuit n'apporte aucun répit. Le canon et la fusillade n’arrêtent pas.

Le ravitaillement en munitions est le seul qui puisse se faire, dans les conditions les plus précaires, d'ailleurs, car l'artillerie allemande interdit l'accès du village éclairé par les incendies.


Le lendemain 28 Septembre, l'ordre d'opérations pour la journée comporte l'obligation de tenir sur tout le front et de conserver le contact le plus étroit avec l'ennemi.

La situation ne change guère : bombardement, fusillade continuels.

Mais on commence à être un peu mieux abrité. Des trous plus profonds ont été creusés dans le sol ; on a fait des petits remparts de terre et de pierre.

Et puis, on se sent moins seuls. On sait que le 20ème corps est là, qu'il va nous aider dans la tâche colossale qui, depuis 3 jours, est la nôtre. C'est lui déjà qui nous a appris à faire des abris plus valables. C'est lui qui va nous faire entendre une voix que nous n'avions, pour ainsi dire, jamais connue : celle de l'artillerie.

L'après-midi, vers 15 heures, l'offensive générale est prescrite sur tout notre front. Le 45ème y coopérera par sa gauche. Le reste du régiment aura pour mission de maintenir une ligne inviolable face à l'est et au nord.

Mais le 69ème d'infanterie qui, dans la nuit précédente avait pris Montauban, n'a pu s'y maintenir dans la journée. Écrasé par l'artillerie allemande, ayant subi de lourdes pertes, il a du se replier sur Mametz et Fricourt.

En raison de ce contre temps l'attaque est remise au lendemain.

La nuit est calme.

De temps à autre, on entend les sempiternelles fusillades de patrouilles qui, parties en reconnaissance, viennent en contact. Pour un instant, le front s'anime. On tire, un peu au hasard, dans la direction du bruit. Puis tout paraît s'apaiser, jusqu'à la prochaine alerte.

Le canon est muet, absolument. Vers 4 heures du matin, un seul coup est tiré, un coup qui sonne étrangement dans le silence nocturne, un coup inattendu, incongru, déplacé.

Mais ce coup atteint le château de Maricourt déjà cruellement touché et, d'un seul bloc, il fait écrouler un étage entier dont les décombres bouchent d'un côté l'entrée de la cave – poste de secours, et ensevelissent, sur l'autre face, les pauvres morts alignés à l'abri de ses murs.

Au petit jour, le 29 Septembre, la lutte reprend, rageuse, cruelle. Des observateurs ennemis, juchés dans les arbres du bois de Maricourt, signalent nos moindres mouvements à l'artillerie qui nous écrasent.

Nous n'avions pas encore reçu de renforts depuis le début de la guerre. En voici un qui nius arrive : 760 hommes, des réservistes qui viennent directement du dépôt.

Dans le haut du village, sur la route de Péronne – Albert, on les fractionnent en groupe correspondant à leurs compagnies d'affectation et on les dirige aussitôt vers leurs unités.

Mais , à peine ont-ils commencé à descendre la rue centrale de Maricourt, que les observateurs les ont repérés.

Et c'est aussitôt un bombardement haineux. Les malheureux qui n'ont jamais connu la bataille, sont tués ou blessés avant même d'arriver à la ligne de front. Rares sont ceux qui parviennent à rejoindre leur compagnies, soumises, elles-même, à un feu ininterrompu.

Le massacre de ces hommes qui ignoraient tout de la guerre, qui ne savaient ni se garer, ni s'abriter, l'arrivée hébétée des survivants dans le fracas de la mitraille, leur impuissance à ne rien comprendre de ce qui leur survenait, ce passage sans transition du calme de l'arrière à la boucherie de l'avant, restera, sans aucun doute, l'un des épisodes les plus poignants des combats de Maricourt.


Pour la journée du 29, deux ordres d'opérations sont donnés.

D'abord, il s'agit de maintenir Maricourt à tout prix. La garnison du village comporte le 45ème et un bataillon du 79ème d'infanterie.

Ensuite on passera à l'offensive et on tâchera de s'emparer du bois de Maricourt.

Maintenir Maricourt est facile. On ne pense même pas que l'ordre pourrait être donné d'abandonner le terrain auquel on s'accroche depuis le 26. Il semble presque naturel de rester là, dans son trou, sans ravitaillement, sans sommeil, au milieu de ses morts.

Mais, pour ce qui est de l'offensive, c'est un échec à peu près complet. Le 45ème ne peut rien faire et le bataillon du 79ème n'occupe la partie ouest du bois qu'au prix de lourdes pertes après avoir progressé sous un bombardement inouï jusqu'alors.

La nuit est fertile en alertes. La canonnade n'est guère moins ardente que dans la journée.

Dans la matinée du 30 Septembre, devant l'intensité du feu ennemi, l'attaque ne peut reprendre.

Mais vers midi, un bruit court de proche eb proche : les régiments d'artillerie active du 20ème Corps sont là et c'est eux qui se chargeront de déblayer le terrain de l'attaque.

Effectivement, vers 14 heures, le canon de 75 tonne, presque derrière nos oreilles. Sont tir est rapide, nourri, merveilleusement réglé. Vraiment, à la lettre, son souffle dilate les poitrines et les cœurs.

Vers 16 heures, son action s'intensifie sur le bois de Maricourt. C'est au tour des allemands d'être écrasés sous la mitraille.

Le silence semble s'être fait dans le bois. Les tirailleurs, qui nous harcelaient de leurs balles, se sont tus. Il est 17 h 30.

En avant ! La 2ème compagnie du 45ème saute la première sur le bois. Parmi les ranches brisées et les troncs d'arbres qui, fracassés, s'inclinent vers la terre, le sol est couvert de cadavres allemands. D'autres compagnies suivent et, presque sans combattre, occupent, jusqu'à le lisière Est, ce bois pour la possession duquel il est tombé tant de monde et il a été dépensé tant de valeur et tant d'héroïsme.

Le 1er Octobre, installation sur les nouvelles positions.

Notre métier de terrassiers recommence. On ne fait vraiment que par nécessité ce métier qui nous paraît normal.

Qui de nous aurait pu se douter à ce moment-là que quatre ans de notre vie allaient surtout se passer à remuer de la terre !

Bien que les ordres pour la journée comportent la continuation de l'offensive, il ne peut être question de déboucher de nos positions boisées.

L'artillerie allemande cherche à prendre sa revanche. Toute la journée, nous restons cloués au sol sous un feu meurtrier.

L'ennemi ne veut pas, ne peut pas reconnaître son échec : Maricourt pris, c'est, pour lui, la route d'Amiens ouverte, des possibilités nouvelles de débordement, de lutte tactique. Il aur&ait fallu passer à tout prix.

Un misérable régiment – le notre – l'en a empêché.

Le 2 Octobre, on continue l'installation des positions. Le feu est toujours aussi violent, aussi furieux .

Pour les troupes qui sont à notre gauche,un mouvement offensif est prévu sur Mametz zt Fricourt. Le 45ème devra maintenir solidement l'occupation de Maricourt, face au nord et face à l'est. Au premier signal, il devra se tenir prêt à passer à l'offensive.

Mais la canonnade redouble. On ne songe guère qu'à se protéger, à creuser plus profondément le sol, à s'abriter mieux, pour se défendre mieux et pour résister mieux.

Dans l'après-midi, un tuyau circule : on sera relevé vers le soir. Combien de fois l'a-t-on déjà entendu dire !

Mais aujourd'hui, c'est vrai.

Dans la soirée, les commandants des Compagnies sont avertis d'avoir à diriger leurs hommes vers l'arrière, vers le village de Suzanne, et de profiter du calme relatif de la tombée de la nuit pour céder à ceux qui nous relèvent les positions si âprement défendues ou si douloureusement conquises.

Ainsi se terminait, au soir du 2 Octobre 1914, la bataille de Maricourt qui durait depuis 9 jours.

Ceux qui allaient prendre à Suzanne un court repos, descendaient vers le village, hâves, déguenillés.

Leurs vêtements étaient souillés de la même terre qui collait sur leurs mains et sur leurs visages, de cette terre pour laquelle ils avaient dressé le rempart inviolable de leurs poitrines et qu'ils avaient trempée de leurs sueurs d'agonie et de leur sang.

Ils marchaient, titubants, abrutis de fatigue, inconscients de leur héroïsme.

Ils savaient qu'ils avaient fait tout leur devoir. Mais ils ignoraient que leur tâche surhumaine avait arrêté une armée entière dans sa marche en avant, ils ignoraient que certaines résistances sont plus glorieuse qu'une victoire, et souvent plus utiles.

On était arrivé à Maricourt 1800 et on avait reçu 800 hommes de renfort : on sortait 1200 à peine.

1200 qui « râlaient » parce qu'on les avait encore sacrifiés à la prudence des cavaliers, à l'absence des artilleurs, au retard du 20ème Corps, et qu'on les avait « laissé tomber ».

Rien ne devait sanctionner tout leur courage, toute leur bravoure, toute leur abnégation. Pas une citation. Pas une distinction. Pas une récompense.

Les survivants devaient même avoir le crève-cœur d'apprendre que leurs cadres manquants seraient complétés par des gradés venant en droite ligne du dépôt de Lorient.

Ce n'est que quatre ans plus tard qu'un chef de corps, nouveau au 45ème, demanda à faire intégrer son régiment dans la citation que le 20ème Corps avait obtenue dès fin Septembre 1914.

Ce n'est qu'après 6 mois d'efforts patients et continus, le 26 Avril 1919, qu'il put voir figurer, en parent pauvre, dans la citation à l'ordre de l'Armée, le régiment à qui revenait toute la gloire de Maricourt.

« Le général, commandant l'Armée, cite à l'ordre de l'armée, le 20ème corps comprenant les 26ème, 37ème, 45ème, 69ème, 79ème, 146ème, 153ème, 156ème, 160ème Régiments d'Infanterie, le 43ème Régiment d'Infanterie Coloniale, les 20ème et 40ème Bataillons de Chasseurs à pied, les 8ème, 30ème et 60ème Régiments d'Artillerie.

Pendant les journées des 26 et 27 Septembre 1914, sur toutes les parties du front où il a été employé, le 20ème Corps à toujours su progresser et entraîner la progression de ses voisins.

Le 28 il a résisté aux attaques les plus furieuses, et il a trouvé dans son ardeur assez de ressources pour passer à son tour à l'offensive le 29 au matin.

Le général commandant l'armée est heureux de féliciter le 20ème Corps.

Dans l'Ouest comme précédemment dans l'Est, ce Corps ne cesse de montrer les plus hautes qualités manœuvrières, une endurance qui ne se dément pas, une vigueur et un entrain que rien ne saurait abattre ».

Signé : le général commandant l'Armée : De Castelnau.

Il était dit que les réparations tardives ne manqueraient pas au 45ème. A côté des noms de Lodi 1796, d'Austerlitz 1805, de Friedland 1807, de Magenta 1859, son drapeau pouvait s’enorgueillir d'une inscription nouvelle : Picardie 1914. 



Date de création : 19/01/2013 @ 11:25
Dernière modification : 17/02/2013 @ 07:54
Catégorie : Le 45e RI en 14-18
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