Lettre d'information
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
Captcha
Recopier le code :
36 Abonnés
 ↑
JMO-1914 à 1919

Fermer Année 1914

Fermer Année 1915

Fermer Campagne d'Orient

Fermer Comprendre

 ↑
Découvrir

Fermer Présentation

Fermer Carnet Jules GOFFIN

Fermer Ils y sont passé

Fermer Lettres Paul MILHEM

Fermer SISSONNE

Fermer Transport

Fermer Témoignage

 ↑
Mémorial du 45e RI

Les Soldats du 45e RI


A (19)

B (139)

C (100)

D (142)

E (16)

F (44)

G (70)

H (28)

► I (0)

J (14)

K (1)

L (124)

M (70)

N (15)

O (9)

P (75)

Q (1)

R (42)

S (38)

T (33)

► U (0)

V (34)

W (10)

► X (0)

Y (1)

► Z (0)


Rechercher





 ↑
Historique du 45e RI
 ↑
Amicale 45e RI
 ↑
Nous Ecrire
 ↑
Visites

   visiteurs

   visiteurs en ligne

 ↑
Remerciements

Henri MOREL
Catherine DELAMARRE
Jacques LANGON
Vincent SCARNIET
Jacky TAVOLA
Jean Claude PONCET
Bernard DEVEZ
Jean François MARTIN
Stéphan AGOSTO
Rémi HEBERT
Marie France MULET
Catherine GOFFIN
Alain POISOT
Denis MILHEM
Vincent LE CALVEZ
Marc BENOIT
Marcel HOUYOUX
Xavier BOCE
Laurent SOYER
Odile TIZON
Marie-Jeanne TROUSSIERE
Daniel TILMANT
François VERMAUT
Benoît JEANSON
Pierre MASSAULT
Lionel LEMARCHANT
Yves VUILLIOT
Gérald SANTUCCI
Benoît VERGER

 ↑
Twitter
 ↑
Ils y sont passé - Adieux du Cap SUCHEL

Adieux du Capitaine SUCHEL à la 5e Cie

(Février 1919)

 

Mes Chers Amis

Il y a 16 mois ½ le 30 sept 1917 à la suite de la dissolution du 284e RI, je réunissais mes chers poilus de la 21e pour leur faire mes adieux,adieux particulièrement touchant ou plus d'une larme coula. On ne vit pas en effet d'une vie commune de dangers, de privations et de souffrances sans s'attacher profondément aux gens que l'on a autour de soi.

Le cœur bien gros je quittais le 284e RI pour le 45e.Après un court séjour à la 6e Cie je prenais le commandement de la 5e Cie que je ne devais plus quitter.

Avec elle j'ai passé l' hivers 1917-1918 sur les sommets arides et désolés du Raviné. Le 20 novembre 1917 un coup de main Bulgare sur le TURBAN lui assurait la possession d'un prisonnier. Quelques braves étaient cités à l'ordre du régiment.

Aprés quelques semaines de détente dans la région de SALONIQUE, le Régiment, réserve d'Armée coopérait à l'attaque du IKRA. La 5e Cie des suites d'un coup malheureux perdait quelques uns de ses plus valeureux soldats.

Aussi actifs que braves vous travailliez ensuite d' arrache pieds pour organiser la position conquise.Un mois après vous aviez fait des prodiges et votre œuvre faisait l'admiration de vos successeurs et vous attirait les félicitations du commandement.

Félicités, vous le fûtes encore pendant les quelques jours qui précédèrent l'affaire du DOBROPOLJE pour l'entrain et la bonne volonté que vous mîtes à préparer une attaque difficile.

Le 15 septembre 1918 enfin, dans un superbe élan, vous marchiez à l'assaut d'une position formidablement organisée et solidement tenue. Ah, la belle vision !!! et comme elle me récompensa de tout ce que j'avais fait pour vous.

Rien ne devait résister aux héroïques poilus de la 5e. La forteresse Bulgare tombait comme un château de cartes et la Cie écrivait de son sang sa plus belle page de gloire. Saluons en passant nos glorieux morts et gardons fidèlement leur souvenir.

Quelques jours aprés la Bulgarie demandait grâce, puis ce fût le tour de la Turquie, de l' Autriche. Le 11 novembre enfin l'Allemagne abandonnée de tous ses alliés se rendait sans conditions.

Et c'est vous très chers amis, les acteurs de cette magnifique Épopée.

C'est pourquoi j'étais légitemment fier d'être à votre tête. C'est pourquoi je profondément triste de vous quitter. Non je ne vous dis pas « Adieu ».La Paix donne à tous le droit d'escompter un retour prochain. Au Revoir.. à bientôt en France.

Je ne crois pas avoir commis d'injustices envers vous.S'il en était ainsi veullez m'excuser. Je veux partir en portant l'estime et l'amitié de tous.

A dater de ce jour oubliez le Capitaine qui va disparaître pour ne vous souvenir que de l'Ami, de l'Ami sincére et véritable, de celui que l'on revoit avec plaisir et avec lequel on trinque volontiers en souvenir d'un Passé inoubliable, à la Gloire de la plus grande France à la Paix glorieuse et bienfaisante.

Et je termine... Au revoir, mes chers Amis, vive la France, vive notre cher 5e... A bientôt.

 

Signé Raymond SUCHEL

 

 

Dissolution du 284e R. I.

La note de service du général commandant en chef les armées alliées d'Orient du 23 septembre
1917, parvenue au 284e le 26 septembre 1917, notifie la dissolution du 284e :
« En exécution du télégramme ministériel n° 7550 B S/1 du 19 août 1917 :
« 1° A la date du 30 septembre, l'infanterie de la 122e D. I. sera constituée ainsi qu'il suit : un état major d'infanterie ; une infanterie divisionnaire, comprenant les 45e , 84e, 148e R. I. ;
« 2° Le 284e sera dissous ;
« 3° La dissolution du 284e sera réalisée dans les conditions suivantes :
« Les officiers feront l'objet d'affectations individuelles ultérieures. Ceux qui n'auront pas reçu
d'affectation le 1er octobre entreront au D. I. divisionnaire.
« Les  hommes  de  troupe  seront  répartis  entre  les  trois  régiments  d'infanterie  restant, proportionnellement à leurs déficits.
« Le drapeau du 284e , accompagné du porte-drapeau, sera dirigé sur Salonique et déposé chez le lieutenant-colonel commandant les D. I. en attendant son envoi en France. »
Le  28 septembre 1917, au soir, tous les éléments du 284e R. I. ont été retirés des lignes et se
trouvent groupés au bivouac, dans la région de Kupa.
Le 29 septembre, à 7h. 30, sur les pentes nord de Lanfranchi,aux abords de Kupa a lieu la
Cérémonie des adieux du 284e à son drapeau.
Deux  compagnies,  placées  sous  les  ordres  du  commandant  De  SÉRÉ et  commandées  par  le capitaine adjudant-major CHAPPEY et le lieutenant BRUN, comprenant tous les militaires décorés du 284e , sont massées sur le terrain, avec la musique et le drapeau.
En l'absence du lieutenant-colonel  GUEILHERS, en permission en  France, le chef de bataillon
MARMINIA,  commandant provisoirement le régiment,  remet quelques croix  de guerre  à des
officier  et  hommes  de  troupe,  puis  présente  les  compagnies  d'honneur  au  colonel  TOPART,
commandant la 243e brigade, qui en passe la revue. 
Après la revue, le colonel TOPART fait ses adieux au 284e: il en retrace l'historique depuis le 15
juin 1915, date à laquelle il a pris le commandement de la 243e brigade qui venait d'être formée,
puis il salue le drapeau.
Le chef de bataillon MARMINIA prend ensuite la parole et donne lecture de l'ordre général n° 46
de la 122e D. I. et de la liste des militaires du 284e R. I. morts au champ d'honneur depuis le début
de la campagne :
ORDRE GÉNÉRAL DE LA 122e D. I. N° 46
« Officiers, sous-officiers et soldats du 284e ,
« Au moment où le numéro que vous portez au col va disparaître et où vous allez quitter votre
drapeau, je veux saluer devant vous une dernière fois l'emblème qui vous a conduits sur le chemin
de l'honneur, du devoir et du sacrifice bravement consenti pour la victoire de la patrie.
« Rappeler l'histoire de votre drapeau, c'est résumer celle de la guerre entière.
« Il a vu les jours sombres de la retraite de Belgique, il a flotté glorieusement à la victoire de la
Marne ; depuis lors pas à pas avec vous, il a gagné du terrain avec vous. A Pontavert, à Berry-auBac, à Verdun, il vous a soutenus par sa présence. Il vous a dit : « Espérez, travaillez et vous aurez la victoire. »
« Tout à coup l'ordre est arrivé de quitter la France pour venir au secours de la Serbie épuisée.
« A Cicévo, à Arkangel, vous avez montré aux Bulgares ce que vous pouviez faire et vous avez
sauvé les débris de l'armée serbe.
« Bravoure, ténacité, dévouement à vos chefs, renoncements à tout, voilà les qualités que vous avez montrées et dont vous avez fait preuve encore tout récemment au Skra di Legen, lorsque le soir du combat vous avez pu vous accrocher à des roches arides, face à face avec l'ennemi. Vous avez tenu le sol que vous aviez conquis et vos solides organisations peuvent maintenant braver toute attaque.
« Officiers, sous-officiers et soldats du 284e,
« Je salue votre drapeau, je salue vos camarades qui sont morts pour la France et qui dorment sur le sol natal ou sur la terre de Macédoine.
« Dans les nouveaux régiments où vous êtes affectés, n'oubliez pas votre drapeau, et le jour où nous rentrerons vainqueurs préparez-vous à défiler fièrement devant lui. »
Le Général commandant la 122e D. I.,
 
GÉROME.
 
Source: Historique du 284e Régiment d'Infanterie
 
 Archives: Maurice MASSAULT  Sergent 5e Cie

Date de création : 02/01/2013 @ 21:38
Dernière modification : 13/01/2013 @ 09:52
Catégorie : Ils y sont passé
Page lue 1071 fois

Imprimer l'article Imprimer l'article


Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !


^ Haut ^