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Ils y sont passé - LEFIN Louis

Louis Victor LEFIN est né le 17 décembre 1886 à Froidmont-Cohartille (Aisne) de Marie Louise TACHOT.

Il est décédé le 1er janvier 1976 dans sa 91 ème année à MITRY le NEUF (Seine et Marne)

Ses obsèques eurent lieu lieu en l'église de MITRY le NEUF le lundi 5 janvier, suivie de l'inhumation dans le petit cimetière de campagne auprès de ses deux fils qu'il avait l'immense douleur de perdre sous l'uniforme.

Lefin_Sepulture.jpg

Beaucoup l'ont connu comme sous-officier et se rappellent que ses par ses mérites qu'il a gravi tous les échelons. Il savait entrainer ses hommes dans toutes les missions qui lui étaient confiées.

Son mépris du danger et son esprit de corps forçaient l'admiration et le faisait aimer et respecter de tous les hommes placés sous son autorité dont il demeurait soucieux de leur vie et de leur bien-être.

Au cours de la grande épopée, par son exemple, sa brillante conduite, il a toujours montré le chemin du devoir.

Il illustre le glorieux45ème au cours des combats du 12 septembre 1914 où sous un fort bombardement ennemi, il s'empara du PONT DE FISMES.

Dans l'Historique du Régiment voici la belle page que l'on relève:

FISMES et BAZOCHES

Journée du 12 septembre 1914

Le 11 septembre, notre rôle de soutien de cavalerie, terminé dans la région d' HARTENNES, allait reprendre à une trentaine de kms à l'est dans la région de FISMES.

Le commandant du 2ème Corps de Cavalerie, le Général ABONNEAU demande d'assurer le passage de la Vesle par ses troupes montées, en prenant la petite villes de FISMES, nœud de communications vers REIMS à l'est, SOISSONS à l'ouest et LAON au nord.

FISMES est un long village qui s'étend horizontalement entre la grand'route au sud et la rivière au nord. A peu prés au milieu du pays, une rue assez large relie la mairie qui setrouve sur la route au pont jeté sur la VESLE. Au delà de la VESLE un faubourg FISMETTE après lequel commence un côte assez rude qui même au plateau dominant la rive droite de la rivière.

Vers minuit le 1er Bataillon a atteint les premières maisons de FISMES et les a occupées.

Une compagnie de chasseurs cyclistes et trois compagnies de zouaves viennent renforcer ses effectifs.

On se barricade en attendant le petit jour.

Le 2ème Bataillon arrive au matin.

Le 12 septembre, à 4h30, on cherche à pénétrer plus en avant dans le village.

Les allemands y sont encore.

Eux aussi ont construit des barricades qu'il faut enlever.

A 9h00, la première est prise.

On progresse petit à petit, maison par maison au milieu de crépitement dela fusillade incessante, jusqu'à l'Hôtel de Ville d'où part la rue qui descend vers le pont. On se bat dans la gare. On se bat dans une distillerie un peu plus loin.

Et enfin on arrive à la rivière.

Nouvelle barricade qui défend le pont dont l'accès et en outre interdit par des chaînes.

Des hommes se jettent en avant pour les couper. Tous tombent successivement sous les balles des allemands quin ont franchi la VESLE et occupent les hauteurs de la rive opposée.

L'ADJUDANT LEFIN remarque qu'on arrivera à couper ces chaînes qui nous empêchent d'avancer, en utilisant la protection d'un des parapets du pont. Il parvient à franchir sans être touché l'espace découvert qui sépare la maison la plus proche du parapet et il a enfin la chance de réussir, au péril de sa peau, là où tant d'autres avaient laissé la leur.

La Médaille Militaire – la première du régiment et un galon d'officier devaient le récompenser d'avoir ouvert la voie par laquelle allait pouvoir s'engager tout le bataillon.

A 15h00 FISMETTES était prise. Les zouaves montaient à l'assaut des hauteurs de la rive droite. A 18h00 le plateau était à nous.

Tandis que le 1er et le 2ème Bataillon prenaient FISMES, le 3ème Bataillon devait, à 4kms à l'ouest, s'emparer de BAZOCHES, petit village qui lui aussi, possédait un pont sur la VESLE.

Malgré un terrible feu d'infanterie, de mitrailleuses, d'artillerie, on fait face au feu d'où qu'il vienne. Pas un pouce de terrain n'est abandonné malgré les pertes sévères. BAZOCHES nous reste et, dans l'aprés midi une division anglaise peut passer le pont de la VESLE que le courage et la tenacité du 3ème Bataillon avaient su conserver.

La journée du 12 SEPTEMBRE avec FISMES et BAZOCHES avait été une belle page de l' HISTOIRE du 45ème.

Source: Bulletin de liaison  N°162 de l'Association Générale des Anciens Combattants du 45 ème RI 14-18

 


Date de création : 19/12/2012 @ 20:55
Dernière modification : 14/01/2013 @ 07:31
Catégorie : Ils y sont passé
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