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Campagne d'Orient - 7 Déc 15

7 Décembre 1915


1 – Bataillon OLIVIER

Pendant la nuit du 6 au 7, le Commandant OLIVIER a travaillé à reconstituer la ligne.
A l’aube, la compagnie RAUSCHER occupe un piton à 500 m à l’est de PETROVO, au nord de la piste PETROVOMIROVCA.     La compagnie LAPIERRE la prolonge à gauche, à cheval sur la piste jusqu’à la PETROVSKA.
La compagnie LAURENS à sa gauche , à l’est et face à GABRES, devant se relier elle-même plus à gauche avec le 148e .Le 58e bataillon de chasseurs prolonge la ligne au nord ouest de PETROVO.
Pendant toute la journée, l’ennemi qui occupe des positions face à l’est et au sud-est se renforce constamment.
L’artillerie ennemie, dont la présence est un étonnement pour tous, dans un pays aussi dénué de moyens de communication, tire sur les crêtes occupées par nos premières lignes, et aussi sur le col, à 1500 m environ à l’ouest de MIROVCA.
L’ennemi ne poussera de la journée aucune attaque à fond  et nos troupes refouleront facilement les reconnaissances ennemies.

 2 – C.M,  Bataillon PY,  Bataillon BAUSOIN et C.M.B

Nos troupes, à notre grand étonnement , pourront décrocher vers 1 h sans être inquiétées par l’ennemi. Le bataillon BAUDOIN et le C.M par la piste de la rive gauche de la BOZAVA ; le bataillon PY et la C.M.B par la rive droite.

Mais la boue rend cette marche dans la nuit des plus pénibles à nos hommes qui viennent de combattre continuellement pendant deux nuits et un jours. Le soleil a fait fondre la neige des jours précédents, l’on enfonce dans les pistes parfois de trente centimètres. Pour la marche, il y aurait presque intérêt à aller à travers champs mais la nuit oblige à suivre les pistes pour ne pas se perdre. Parfois un homme glisse et tombe, il lui faut alors l’aide de ses camarades pour se relever, tellement la boue colle et rend la marche exténuante.

Toutes les troupes du secteur convergent vers la gare de DAMIR KAPU< L0m distribution de pain qui est accueilli par les hommes comme une véritable manne. L’artillerie a priorité de passage.
Il s’est produit un retard dans les embarquements et le bataillon BAUDOIN et la C.M. ne pourront s’engager sur le pont de DEMIR KAPU qu’après 5 h 30 ; on ne peut s’empecher de penser, avec une certaine inquiétude, à l’artillerie bulgare qui s’est révélée la veille au soir.

Le génie a fait sauter le petit pont au nord de la gare et plusieurs régiments sont resserrés dans l’étroit espace de la gare au pont de la BOZAVA.
Heureusement le brouillard s’élève et les bulgares ne tirent pas.

Le bataillon BAUDOIN, avec le drapeau, suit la voie ferrée. Il traverse le VARDAR sur le pont du chemin de fer en amont de GRADEC et fait une grande halte vers 11 heures près de cette localité. Il traversa le VARDAR vers 16 heures à STRUMICA après une longue attente occasionnée par l’encombrement du pont et ira se ravitailler à la gare de MIROVCA. Là il recevra l’ordre du Lieutenant Colonel MOREL de se rendre à SMOKVICA. Il y arrivera à 2 heures du matin après une marche de 25 heures consécutives et à deux nuits de combat ou il avait superbement fait tête à l’ennemi.
Le bataillon PY, qui s’est dégagé à 1 h du matin et a suivi la rive droite de la BOZAVA, n’a pas été retardé par l’encombrement du pont de DEMIR KAPU et a pu précéder la bataillon BAUDOIN.

Dans sa marche il se tiendra constamment sur la rive droite du fleuve , ce qui lui évitera le grand retard subi par le bataillon BAUDOIN au pont de STRUMICA. Il arrive à MIROVCA vers 15 heures.
Le Lieutenant colonel MOREL adresse vers 16 h 30 le compte rendu suivant à la 8e brigade :
« Le bataillon BAUDOIN a eu à repousser plus attaques du 18e régiment bulgare au cours de l’après midi et la nuit du 6 décembre.
Pertes 5 blessés.
Toutes les attaques ont été repoussées
Bataillon PY n’a eu affaire qu’à des reconnaissances.

Les 2 bataillons se sont dégagés à 1 h 30 du matin – quelques coups de fusil seulement.
Le bataillon PY fait actuellement une grande halte à la station de MIROVCA et va être dirigé immédiatement sur MILETKOVO.
Le bataillon BAUDOIN qui a du prendre rangs dans la colonne après le 235e n’y arrivera vraisemblablement que vers 18 h avec la C.M. du 45e.

D’après les indications du Commandant CURIE je me rends avec les 2 bataillons à MILETKOVO. J’y serais avec le bataillon PY vers 16 h 30.
La compagnie MICHEL sera arrêtée à MIROVCA pour etre dirigée sur son bataillon. »

Puis il donne les ordres suivants :

« 1° - La compagnie MICHEL s’arrêtera à MIROVCA – village d’où elle sera dirigée sur son bataillon.

2° - L’ennemi tient les villages de PETROVOGAVRESMORLOVA. Nos troupes tiennent les crêtes à l’ouest de ces villages.

Le régiment réserve de division va s’établir.
Un bataillon à MILETKOVO rive droite de la PETROVSKA (Bataillon CURIE, C.H.R, C.M, P.C du colonel)
Bataillon BAUDOIN à SMOKVICA où se trouve l’E.M de la division et de la brigade.
Les bataillons détacheront les soutiens d’artillerie qui leur seront demandés.
Le bataillon BAUDOIN fournira la garde de police de la division.

Exercer la plus grande surveillance dans les bivouacs. Les hommes auront les armes à portée de la main. Défense expresse de tirer.
Il a été signalé que de nombreux groupes armés battaient les bois près du village.
3° - L’ennemi tient PETROVO et GABRES. Le village de BORLOVA n’est pas un village mais une région de pâturages. Il était occupé ce matin par quelques cavaliers ennemis.   

La piste MILETKOVO  - BORLOVA n’existe pas. Au contraire il en existe une entre GABRES et SMOKVICA. De plus une route stratégique en construction va de GUEVGULI au pont de la PETROVSKA.
La brigade doit tenir le terrain compris entre la PETROVSKA et la PARDOVICA.
- Le bataillon MARQUIS du 148e continuera à tenir la région de BORLOVA.
- Le bataillon BOITEL du 148e tiendra en repli la route stratégique.
- Le bataillon BERECKI du 148e reliera le bataillon BOITEL au bataillon OLIVIER en tenant les sommets indiqués.
- Le bataillon CURIE en réserve à MILETKOVO
- Le ataillon BAUSOIN à SMOTVICA
C.M.B disposition Commandant OLIVIER
C.M CAPELLIS disposition bataillon BOITEL
Aucune pièces en réserve ! »

Le Commandant CURIE , venu du 2e Régiment Etranger, prend le commandement du 2e bataillon du 45e  le 5 décembre 1915

Pertes 2 blessés – 6 disparus
Dans la soirée le chef de bataillon CURIE venu du 2e R.M.A prend le commandement du 2e bataillon.
Le capitaine PY reprend le commandement de la C.M 45e     

Date de création : 27/04/2010 @ 21:15
Dernière modification : 27/04/2010 @ 21:15
Catégorie : Campagne d'Orient
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